Jan 192011
 

Lever à 2h40 du matin, nous fermons les sacs, laissons les gros bagages à la réception de l’hôtel qui va nous les garder. Le minibus arrive à 3h10, il y a 4 Anglaises et 3 guides. Nous n’avons pris que le transport avec le tour parce que nous avons trouvé l’option plus pratique et pas tellement plus chère que le colectivo. Par contre, nous voulions marcher librement dans le canyon. La route zigzague pas mal. Nous montons et dépassons allègrement les 4800m d’altitude. Le Mont-Blanc, à côté, c’est de la copie de grand sommet. À 7h, nous atteignons Chivay pour le petit-déjeuner avec maté de coca. Nous poursuivons et nous nous arrêtons observer quelques condors au loin. En hommage à une vieille blague, je nomme les 2 premiers volatiles aperçus Lelit et Lhôtel.

Lelit

Nous poursuivons la route jusqu’à Cruz del Condor où il y a beaucoup plus de touristes que de zoziaux.

Cruz del Condor y de los turistas

Nous arrivons finalement à Cabanaconde (3300m) à 9h45. Nous débarquons à 10h chez Pachamama et ils sont capables de nous faire un bon plat de pâtes en quelques minutes. On nous y donne d’excellents conseils sur l’itinéraire ainsi qu’un plan du canyon. À 10h30 et sous un soleil qui commence à taper, nous amorçons notre descente.

En haut du Cañon del Colca

Le sentier est très rocailleux, nous ressentons les sensations du Camino, sauf que nous n’avons jamais eu une telle descente! (1200m). Avec la quantité de touristes à la Cruz, nous redoutions la foule. En fait, nous n’avons croisé personne en chemin. Paysages sauvages et magnifiques, généralement aride avec des îlots de verdure.

Le petit pont de bois, lalala

Arrivée à Llahuar Lodge à 14h45. Nous avons mis 4h15 sans trop nous presser. Il était temps d’arriver, la dernière partie du chemin est une route de poussière et le soleil tape dur. Nous sommes arrivés à un petit paradis situé au croisement de 2 rivières au fond du canyon, avec une vue magnifique et des piscines d’eau thermale.

Après l'effort, le réconfort

Le logement est rustique mais bien. Nous déposons nos affaires et enfilons nos maillots. Pour le moment nous sommes les seuls. L’eau est bien chaude. Quel plaisir d’avoir de l’eau chaude sans avoir à penser à la note d’électricité! Au bout d’une heure et demie, un groupe de 4 Français arrive, suivi de 3 filles Suisses. Abel, le jeune garçon qui tient l’établissement avec sa cousine va nous pêcher des truites pour le souper. Repas du soir à la bougie en bonne compagnie.
En discutant avec nos hôtes, nous apprenons que le tas de vieux vêtements laissés à l’abandon de l’autre côté de la rivière était un cadeau de Noël venant de je ne sais quelle organisme pour le village, mais les habitants n’en voulaient pas. Il faut dire qu’il n’y a pas que du beau. En fait, ce n’est jamais une bonne idée d’envoyer ses vieux vêtements dans des pays plus pauvres. Soit ils pourrissent l’environnement de pays qui n’ont vraiment pas besoin de ça ou bien ils font une concurrence déloyale aux artisans locaux qui fabriquent vêtements et chaussures, les privant de revenus et rendant tout le monde dépendant de produits occidentaux. Bref, c’est juste une façon facile de se donner bonne conscience en jetant des vêtements que l’on a acheté sans en avoir besoin.

Après une telle journée, la fatigue nous rattrape vite. Et c’est un peu coupés du monde que nous nous endormons.

Greg

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